UN ÉTÉ EN CORSE

La traversée en ferry, de Nice à Bastia, dure environ 6 heures et nous laisse le temps de décider de notre destination une fois arrivés en Corse. 

Ayant déjà visité la côte Est lors d’un premier voyage, nous orientons notre itinéraire, direction : la côte Ouest !

Notre Vidéo

Porto et ses environs

Le golfe de Porto est inscrit au Patrimoine mondiale de l’Unesco, et on comprend pourquoi ! 

C’est simple, tous les environs de Porto sont magnifiques : La ville d’abord et sa tour génoise qui offrent l’un des plus beaux couchers de soleil de la Méditerranée, ses plages bordées d’un golfe extraordinaire, des eaux cristallines, idéales pour effectuer de la plongée, même seulement équipés de masques et de tubas, et enfin, un arrière-pays préservé offrant une incursion en Corse profonde avec ses maquis, ses forêts et ses cochons sauvages.

Le golfe de Porto et ses plages

A n’en pas douté, Porto est un point de chute idéal pour sillonner la région et ses environs. Les plages autour du Golfe sont idylliques. Ici, point de gros bateaux de croisière ou autre. Et oui ! Ils sont interdits dans tout le golfe de Porto, Girolata et les environs depuis 2017.  Vous ne verrez donc pas débarquer ces milliers de touristes qui envahissent les lieux pour quelques heures avant de repartir.

tour génoise de porto
La Tour génoise,vue emblématique de la ville de Porto
coucher de soleil
L'un des plus beaux couchers de soleil de la Méditerranée
pieds en éventail plage de porto
La plage de Bussaglia

Malgré tout, notre réel coup de coeur côté plage est, sans conteste, la plage de Ficajola. C’est une petite crique à proximité de Porto, bordée de rochers. La mer y est vite profonde, ce qui dissuadera ceux qui ne savent pas nager. L’eau y est transparente et la profondeur du fond marin permet d’y observer une multitude de poissons, pour peu que vous soyez équipés d’un masque et d’un tuba. 

Attention toutefois, la route d’accès est très sinueuse, voir dangereuse, et une fois la voiture garée sur le petit parking en contrebas, il faudra encore marcher une dizaine de minutes pour accéder à la plage. Alors oui elle se mérite, mais croyez-nous, elle en vaux le coup !

Petit bonus : pour ceux qui aiment l’adrénaline, on peut même sauter dans la mer du haut des rochers, sans danger.

Les Calanques de Piana et l'ascencion du Capo d'Orto

Non seulement la ville de Porto offre un cadre magnifique mais en plus, elle se situe à seulement 7 km des mythiques Calanques de Piana. La route qui serpente entre les roches de granit rose offre un circuit véritablement spectaculaire et même si elle est étroite, nombreux sont ceux qui s’y arrêtent pour profiter de la vue. Cela complique la circulation automobile, mais c’est vrai que la tentation est grande, tant la vue est magnifique (on avoue, on s’est arrêté nous aussi). 

Pour profiter de façon plus sereine des calanques, nous nous sommes lancés à l’ascension du Capo d’Orto, sommet des Calanques de Piana culminant à 1294 mètres d’altitude. Autant dire que ça grimpe ! On voulait une vraie randonnée, on l’a eu, même si elle reste raisonnable pour des personnes habituées à la randonnée. Comme souvent, le plus dur, c’est la chaleur.  La randonnée démarre à partir du stade de foot de Piana et nous voilà en chemin pour plusieurs heures au dessus des Calanques et du golfe de Porto. La couleur de la pierre si particulière rappelle les roches du Grand Ouest américain et la vue sur le Golfe de Porto est à couper le souffle. Heureusement l’ascension apporte un peu d’air frais. Quand nous arrivons au Capo d’Orto, le panorama est somptueux : nous sommes à la fois au sommet du chaînon montagneux et très proche du bord de mer. D’ailleurs nous profiterons de la plage en fin de journée et c’est exactement ce qu’on est venu chercher ici.

L'arrière pays de PORTO

Nous voulions la mer, mais aussi un peu de montagnes, de forêts, ce que permet justement l’arrière pays de Porto. En effet, à partir de Porto, nul besoin de rouler très longtemps pour accéder à des sites naturels où randonner et observer la nature. Nous avons jeter notre dévolus sur deux sites naturels : la forêt d’Aïtone et les Gorges de la Spelunca.

forêt
pont genois
sentier entre les gorges

La forêt d'Aïtone

En réalité nous nous étions déjà rendus dans la forêt d’Aïtone lors de notre premier séjour en Corse, alors que nous réalisions la moitié Nord du GR20. Mais nous n’avions pu arpenter qu’une petite partie de cette vaste forêt sans pouvoir découvrir l’une de ses curiosités : les piscines naturelles d’Aïtone. 

Pour y accéder, nous avons emprunter le « sentier des Châtaigniers » à partir du village d’Evisa. On y trouve plusieurs panneaux explicatifs sur l’exploitation de châtaignes. Ce sentier ne présente pas de difficulté particulière mais si vous recherchez des beaux panoramas en cours de marche, passez votre chemin ! Après deux petites heures de marches, nous arrivons aux piscines naturelles. Si nous avons décidé d’y accéder par la marche, il est également possible d’accéder aux piscines par la route. Par conséquent, on ne va pas vous le cacher, ce site est très fréquenté au mois d’août.

Si comme nous, vous préférerez éviter les foules estivales, il faudra marcher encore un peu pour remonter le cour d’eau et trouver, enfin, un spot de baignade au calme. Vous ne pourrez malheureusement pas descendre le cours d’eau à pied, il n’y a pas d’accès possible (oui, on a essayé !). 

Les Gorges de la Spelunca

Si vous passez sur la route qui mène aux Gorges de la Spelunca en été, vous comprendrez vite qu’il y a une curiosité naturelle dans le coin, vu le nombre de voitures garées le long de la route. Nous avons stationnés notre voiture à proximité du pont Romain (magnifique !) et nous avons visité les gorges dans l’après-midi. Les gens étaient donc sur le chemin du retour, même si je trouve que le flux de personnes se disperse sur le sentier. Et pas mal de personnes ne prennent pas le chemin et restent proches de la route. Le chemin longe le cours d’eau avec plus ou moins de hauteur. Les points de vue sont magnifiques. Après quelques kilomètres, nous atteignons un pont gênois. Les plus courageux vont jusqu’à Evisa à pied. Vu l’heure, nous décidons de profiter de l’eau transparente, nous sommes en vacances quand même… En partant de ce pont génois, vous êtes sûr de trouver un petit coin de paradis pour vous baigner. Mais attention tout de même, l’eau est très froide. On n’a pas mesuré mais il parrait qu’elle frôle les 11°C. On profite de l’eau un vrai moment, ce site est juste merveilleux.

Les Pozzines du Monte Renoso

Les Pozzines sont des « pelouses tourbières acides traversées par des ruisselets aux parcours sinueux » (merci Google !) et retourner voir ces paysages typiques de Corse était la motivation principale  de notre venue à Bastelica. Mais pour voir les Pozzines, il faut marcher ! Grâce à la nouvelle route qui arrive jusqu’au Val d’Ese, la randonnée jusqu’au Pozzines, en forme de boucle, ne dure « que » 5h30 environ. Et qui dit randonnée, dit souvent « moins de touristes ». Ce qui fût le cas, même si, de notre point de vue, la randonnée reste accessible à tous. 

Arrivés aux Pozzines, nous oublions vite les heures de marche sous le soleil écrasant du mois d’août et nous savourons notre chance. Comme c’est étrange de marcher sur ce milieu spongieux ! 

Nous décidons même de poursuivre la randonnée vers d’autres Pozzines, sur un flan en contrebas, mais étrangement nous ne sommes pas tentés pour descendre les voir jusqu’en bas. Comme on traîne pour faire nos photos et nos vidéos, vu l’heure déjà avancée, nous décidons d’emprunter le chemin du retour, aussi très sympa, à travers les bergeries d’estives. 

Au final, une vraie belle randonnée à faire sur la journée ; à voir absolument !

Campomoro et ses environs

Campomoro et son sentier du littoral sont, probablement, l’un des coins les plus préservés de France. Si vous souhaitez découvrir à quoi pouvait ressembler la Méditerranée avant la folie immobilière de l’homme, vous êtes au bon endroit. Campomoro n’est pas très grand et nous avons eu la chance de trouver la seule place encore disponible au camping du village (sans réservation). Comme à Porto, une tour génoise domine la baie et celle-ci se visite pour quelques euros seulement. La terrasse de la tour offre une vue à 360° sur la Méditerranée.

Cependant, si nous sommes venus à Campomoro c’est avant tout pour le sentier du littoral. Il débute au pied de la tour génoise et se poursuit le long de la mer, à travers le maquis, sur plusieurs kilomètres. Vous n’y croiserez jamais aucune route puisqu’il s’agit d’une réserve naturelle. Les paysages sont donc sauvages mais il arrive tout de même de tomber sur des petites plages de sable abandonnée, le rêve ! Pour avoir tester plusieurs coins de baignade au cours du sentier (chaleur oblige), on vous garantis qu’il y a beaucoup de poissons à observer. Attention tout de même aux oursins (d’où l’avantage des masques pour savoir où mettre les pieds !). Le sentier fait une boucle avec un côté qui longe la mer et l’autre qui passe par le maquis. Après plusieurs kilomètres, nous préférons rester côté mer et revenons sur nos pas afin de toujours longer la côte Méditerranéenne. Au final, on a adoré cette randonnée car elle offre, pour quelques heures, l’impression d’être seul au monde sur une île abandonnée en plein mois d’août.

Seul bémol : Comme sur toutes les îles abandonnée, le soleil est mordant et il y a très peu d’ombre … Chapeau ou foulard sont indispensables !

Grand escaliers de Sartène de nuit

Dans les environs de Campomoro, il y a également la ville de Sartène. « La plus Corse des villes Corses » selon Prosper Mérimée ! La vieille ville est nichée sur une forteresse de granit, accessible par un somptueux escaliers de pierre. Très vite, nous sommes séduits par son ambiance estivale, le charme de ses ruelles et de ses vieilles demeures. Ajoutez-y les chants séculaires  des chanteurs venus s’installer  pour animer les nuits d’été de la ville et vous comprendrez Prosper Mérimée.

Le Cap Corse

Comme dernière étape de notre voyage en Corse, nous décidons de remonter vers Bastia, et de partir à la découverte du Cap Corse, surnommé par ses habitants, « l’île dans l’île » ou « la Corse miniature ».

Canarie

Toujours à la recherche de randonnée lorsqu’on découvre une nouvelle région, nous apercevons, au hasard de notre route,  le village de Canarie. Après avoir visité le petit musée de la ville et son exposition permanente sur les costumes traditionnels Corses, une habitante nous conseille une randonnée jusqu’au hameau abandonnée de la ville, nommé Imiza, aussi appelé « le hameau du rêve« . Comment résister à l’appel d’un nom pareil ?

A seulement quelques centaines de mètre plus haut, avec ses vieilles maisons en pierres, ses ruelles désertées, son église et surtout un panorama grandiose sur la Méditerranée, Imiza rempli toutes ses promesses d’évasion !

Départ du village de Canarie …

place du village

… à la découverte du hameau abandonné d’Imiza

Nonza

Village de Nonza

Dès qu’on l’aperçoit, on comprend que le village de Nonza est saisissant. Perché sur une falaise surplombant le golfe de Saint-Florent, le village médiéval est entièrement regroupé autour de son église Sainte Julie et de sa Tour Paoline. Après s’être garés le long de l’unique route qui traverse le village (ce qui est loin d’être évident), on déambule avec plaisir à travers les nombreux escaliers qui composent les ruelles, jusqu’à arrivé au pied de la Tour. Là encore, la vue est magnifique ! 

eglise sainte julie

Le Sentier des douniers au départ du port de Macinaggio

Macinaggio est le dernier village qui longe la côte Est du Cap Corse. Nous sommes venus ici pour randonner sur le sentier des douaniers qui débute au port du village. La durée total du parcours est de 8h30, mais nous n’en ferrons qu’une partie pour profiter des nombreuses criques qui longent le littoral. Nous verrons tout de même 2 tours génoises (et oui, encore !), et le  phare de la pointe d’Agnello, presque à quelques pas (presque c’est assez large quand même). En revanche, nous croisons très peu de monde. La chaleur accablante du mois d’août y est peut être pour quelques chose, allez savoir ! Pour avoir des infos sur ce sentier et les environs, le site ame-nomade.fr est vraiment pas mal .

Plages du Lotu et de Saleccia

Généralement, on évite ce qui est payant. Mais pour les plages du Lotu et de Saleccia, on a fait une exception ! Ces plages ne sont pas accessibles en voiture, ni à pied sur la journée, mais elles ont la réputation de figurer parmi les plus belles plages de Corse, en particulier, la plage de Saleccia.

De bon matin et un pic-nique dans notre sac-à-dos, nous prenons donc une navette qui nous emmène jusqu’à la plage du Lotu et franchement, elle est déjà très belle ! Mais notre objectif, comme celui de beaucoup d’autres, c’est la plage Saleccia.  De la plage du Lotu, deux options permettent de l’atteindre : soit en zodiac (payant), soit à pied (gratuit). On opte (sans surprise) pour la marche à pied à travers le désert des Agriates et après 45 minutes de marche, la plage de rêve se dévoile. 

Honnêtement, elle est à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’une plage idyllique : le sable est blond et fin, et la mer, en plus d’être chaude est carrément cristalline ! Nous ne sommes évidemment pas les seuls, mais la plage est largement assez grande pour tous. Le véritable défi, sans parasol, c’est de trouver une place à l’ombre des fougères ! Pas de panique, en cas de surchauffe, la mer est là ! 

Sur la plage, pas si abandonnée …

Saint-Florent

ville de saint florent

C’est de Saint-Florent que nous avons pris la navette pour accéder aux plages du Lotu et de Saleccia. Si c’est une ville très animée au mois d’août, un habitant nous a affirmé que, hors saison, Saint Florent redevient un petit village paisible où tout le monde se connait. Il faudra qu’on revienne pour vérifier…

coucher de soleil rose sur plage

Murato

Notre voyage en Corse se termine à l’église « San Michele », située à l’entrée du village de Murato. Plus que quelques heures avant le coucher du soleil et notre retour en métropole.